Découvrir →
Où trouver des plages sauvages dans le Var ?
Voyages en famille

Où trouver des plages sauvages dans le Var ?

Valentine• 07/10/2026• 11 min de lecture

Cibler les points importants

  • La plage du Four à Chaux, accessible par un senti er caillouteux, est une crique discrète et peu fréquentée près d’Hyères.
  • Certaines plages sauvages, devenues populaires, se remplissent tôt et perdent leur caractère isolé en milieu de matinée.
  • Les îles d’Or, dont Porquerolles et Port-Cros, forment un archipel protégé à l’écosystème fragile et préservé.
  • Préserver le littoral varois passe par des gestes simples mais essentiels pour limiter l’impact du tourisme de masse.

Autrefois, on pouvait compter sur les doigts d’une main les familles qui connaissaient ces criques cachées entre pinèdes et falaises. Aujourd’hui, elles sont devenues des incontournables - mais restent, heureusement, peu accessibles. Ce qui les sauve. Ces plages sauvages du Var, ce ne sont pas seulement des points sur une carte: ce sont des souvenirs d’enfance, des baignades en eau cristalline, des moments suspendus. Et elles existent encore, si on sait où regarder.

Les criques secrètes de la Presqu'île de Giens et d'Hyères

À deux pas de la ville d’Hyères, la presqu’île de Giens forme une longue langue de terre qui s’avance vers la Méditerranée, abritant quelques joyaux méconnus. L’un d’eux, discret et souvent ignoré des touristes de passage, est la plage du Four à Chaux. Nichée au bout d’un sentier caillouteux, cette petite crique rocheuse offre un décor digne des îles grecques: eau turquoise, rochers plats pour se prélasser, fonds marins limpides. C’est l’endroit idéal pour une séance de snorkeling en famille, à condition d’avoir de bonnes chaussures d’approche.

Le sentier qui y mène longe la côte sud de la presqu’île, offrant des vues imprenables sur les îles d’Or. Il évoque ces randonnées d’été où l’on marchait des kilomètres, sac au dos, pour atteindre une eau pure et déserte. Aujourd’hui, ce sentiment d’aventure reste intact. Pour explorer ces pépites côtières en toute sérénité, séjourner dans un camping var permet de rayonner facilement entre les criques et les sentiers littoraux.

S'évader vers la plage du Four à Chaux

Cette plage tire son nom d’un ancien four à chaux, vestige industriel du XIXe siècle encore visible dans les rochers. L’accès se fait par un chemin balisé mais non aménagé - pensez à emporter de l’eau et à éviter les heures les plus chaudes. Le sol est composé de galets fins et de roches plates, idéales pour s’asseoir au bord de l’eau. Pas de sable blanc ici, mais une authenticité brute que les amateurs de nature préservée apprécient. Le vent est souvent présent, mais la crique est suffisamment abritée pour profiter d’une baignade paisible.

Comparatif des plus beaux spots sauvages entre terre et mer

Choisir sa plage sauvage, ce n’est pas seulement une question de carte postale. Cela dépend du temps que vous êtes prêt à marcher, de la qualité de l’eau, de l’exposition au vent, et de votre tolérance à la fréquentation. Certaines criques, devenues célèbres, attirent du monde dès 10 heures du matin. D’autres, plus exigeantes d’accès, restent des refuges intacts. Voici un comparatif de quatre spots emblématiques pour vous aider à faire votre choix en fonction de vos priorités.

Plage Temps de marche Type de sol Niveau de fréquentation
Notre-Dame (Porquerolles) 30-40 min depuis le port Sable fin Élevé (en été)
Cap Léoube (Bormes) 45-60 min Galets et roches Moyen
Anse de Méjean (Toulon) 20-25 min Galets Faible
Port d'Alon (Saint-Cyr) 15-20 min Galets Élevé

L'accessibilité des sites

L’effort d’approche est souvent le meilleur filtre naturel contre la surfréquentation. Les plages accessibles en moins de 20 minutes, comme Port d’Alon ou l’Anse de Méjean, sont plus pratiques mais attirent davantage de monde. En revanche, celles qui demandent plus d’une heure de marche, comme certaines criques de Bormes-les-Mimosas, restent préservées. À noter: aucun de ces accès n’est adapté aux poussettes ou aux personnes à mobilité réduite.

La qualité des fonds marins

L’eau limpide du Var permet une visibilité sous-marine exceptionnelle, surtout dans les zones protégées. La posidonie, herbier sous-marin essentiel à l’écosystème méditerranéen, joue un rôle clé dans cette clarté. Elle est particulièrement bien développée autour de Porquerolles et de Port-Cros. Évitez de marcher dessus ou d’y jeter l’ancre si vous venez en bateau - c’est une espèce fragile, protégée par la loi.

L'exposition au vent

Le mistral peut transformer une journée de rêve en calvaire si vous vous y prenez mal. Les criques orientées au sud-ouest, comme celles de l’Estagnol ou du Cap Léoube, sont généralement à l’abri du vent du nord. À l’inverse, les plages exposées à l’est peuvent être balayées par le vent d’autan en été. Renseignez-vous sur la météo locale avant de partir: un petit coup d’œil aux prévisions peut faire toute la différence.

Les îles d'Or: sanctuaires de biodiversité méditerranéenne

À quelques encablures de la côte, les îles d’Or - Porquerolles, Port-Cros et Le Levant - forment un archipel unique, à la fois sauvage et accessible. Classées en partie en parc national de Port-Cros, ces îles bénéficient d’une protection stricte, limitant l’urbanisation et les activités motorisées. Le résultat? Des paysages intacts, une faune marine abondante, et une sensation de déconnexion totale.

Porquerolles et sa célèbre plage Notre-Dame

Souvent élue parmi les plus belles plages de France, Notre-Dame sur l’île de Porquerolles allie sable fin, eau turquoise et végétation de maquis. Ce qui la distingue, c’est son accessibilité: pas de route goudronnée, seulement des pistes cyclables et des sentiers. L’île accueille des visiteurs, mais sans voitures ni constructions massives. Le respect du cadre est de mise, et les visiteurs s’y plient volontiers. C’est un exemple rare de tourisme équilibré, où le confort ne rime pas avec artificialisation.

Port-Cros: le paradis des randonneurs palmés

Moins fréquentée, Port-Cros est un sanctuaire pour les amateurs de nature. L’île interdit les voitures et limite fortement l’accès aux bateaux privés. Seuls quelques sentiers balisés permettent de la parcourir, et chaque crique est un trésor. L’un des points forts? La réserve marine, où la faune évolue sans pression humaine. Des bancs de sars, des mérous, des langoustes - tout est visible à fleur d’eau. Une plongée ici, c’est comme remonter le temps.

Conseils pratiques pour préserver le littoral varois

Le tourisme de masse menace certains de ces sites fragiles. Heureusement, chacun peut agir pour limiter son impact. Le littoral varois est un écosystème délicat, où chaque geste compte. Voici cinq règles d’or à suivre pour préserver ces lieux uniques, tout en profitant pleinement de leur beauté.

  • Ne rien laisser derrière soi: emportez tous vos déchets, y compris les épluchures, qui mettent des mois à se dégrader.
  • Interdiction formelle de faire du feu, surtout en été. Le risque d’incendie est réel et les conséquences dramatiques.
  • Restez sur les sentiers balisés: ils protègent la végétation fragile du littoral et évitent l’érosion.
  • Limitez le bruit: la tranquillité fait partie du charme de ces lieux. Évitez les enceintes ou les cris excessifs.
  • Observez la faune sans l’importuner: ne touchez pas les animaux, ne les nourrissez pas, et ne déplacez pas les rochers.

L'équipement indispensable du marcheur

Un bon départ, c’est déjà la moitié de la réussite. Emportez toujours avec vous: de l’eau (au moins 1,5 L par personne), une protection solaire non toxique pour les coraux, un chapeau, et des chaussures adhérentes. Un petit sac étanche pour votre téléphone ou vos clés est aussi pratique. Et n’oubliez pas: plus vous êtes léger, plus vous irez loin.

Respecter la faune et la flore locale

La posidonie n’est pas une algue, c’est une plante marine à fleurs, et elle est protégée. Elle oxygène l’eau, abrite des espèces juvéniles, et stabilise les fonds. La marcher ou l’arracher détruit des décennies de croissance. De même, certaines espèces, comme la cigale de mer ou la salamandre tachetée, sont rares. Observer, oui. Déranger, non.

Choisir le bon moment pour sa visite

Partir tôt le matin, c’est gagner sur tous les tableaux: fraîcheur, lumière parfaite pour les photos, et tranquillité. Évitez les week-ends de juillet et août si vous cherchez la solitude. Les saisons intermédiaires - mai, juin, septembre - offrent des conditions idéales, avec une mer encore chaude et moins de monde. C’est le bon sens, mais ça marche.

Questions fréquentes

Est-il possible d'accéder à ces plages sauvages avec une poussette?

Non, la plupart des sentiers menant aux plages sauvages du Var sont escarpés, caillouteux ou encombrés de racines. Ils ne sont pas adaptés aux poussettes ni aux poussettes tout-terrain. Pour des balades accessibles en famille avec jeunes enfants, mieux vaut privilégier les plages aménagées ou les sentiers côtiers entretenus.

Faut-il privilégier les criques de l'Estérel ou celles de l'ouest Var?

Cela dépend de vos attentes. L’Estérel, avec ses roches rouges et ses criques abruptes, offre un décor spectaculaire et une eau très claire. L’ouest Var, autour d’Hyères et des îles d’Or, propose des paysages plus doux, avec des plages de sable fin et une végétation de pinède. Les deux zones valent le détour, mais l’ouest est souvent moins fréquenté.

Que faire si le sentier du littoral est fermé pour risque d'incendie?

En cas de risque élevé, les accès aux sentiers sont fermés par décision préfectorale. Renseignez-vous auprès des offices de tourisme locaux ou via les applications officielles de vigilance incendie. En attendant, privilégiez les plages accessibles par la route ou les visites culturelles. La sécurité prime, surtout en période de canicule.

5 plages du Var à visiter en septembre

← Voir tous les articles Voyages en famille